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Rooïbos bio antioxydant naturel puissant

Noms communs : rooibos, thé rouge.
Nom botanique : Aspalathus linearis, famille des légumineuses.
Noms anglais : red bush, rooibos.

Parties utilisées : parties aériennes (feuilles et tiges).
Habitat et origine : arbuste exclusivement originaire des régions montagneuses de la région de Cederberg, située à environ 200 km au nord de la ville du Cap en Afrique du Sud. Il est adapté à un sol pauvre et acide, de même qu’à un climat chaud et sec.

Indications

Voie interne – Soulager les coliques et les troubles digestifs, favoriser le sommeil.
Voie externe – Soulager l’eczéma, les allergies cutanées et l’érythème fessier.

Posologie du rooibos

Les données sont insuffisantes pour suggérer un dosage thérapeutique. Le rooibos se consomme habituellement sous forme d’infusion, à raison de 1 sachet ou de 1 c. à thé par tasse d’eau bouillante.

Historique du rooibos

On sait qu’il y a plus de 300 ans, les populations indigènes des montagnes au nord de la ville du Cap, en Afrique du Sud, cueillaient les parties aériennes du rooibos sauvage. Ils les faisaient fermenter pour en faire une infusion d’une couleur rougeâtre au goût sucré et fruité. Consommée chaude ou froide, cette infusion est aujourd’hui considérée comme la boisson nationale de l’Afrique du Sud.
Ce n’est qu’au début des années 1930 qu’on a commencé à cultiver le rooibos à des fins commerciales. De nos jours, l’Afrique du Sud en produit annuellement plusieurs milliers de tonnes, dont près de la moitié est exportée vers l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Angleterre, le Japon, la Malaisie, la Corée du Sud, la Chine, la Pologne, l’Italie, la France et l’Amérique du Nord.
L’intérêt récent pour l’infusion de rooibos tient au fait qu’en plus de renfermer des substances antioxydantes en quantités relativement importantes, cette boisson ne renferme pas de caféine comme c’est le cas pour le thé ou le café. Elle est également pauvre en tannins, ces substances responsables du goût astringent du thé, lequel ne plaît pas à tous.

Si les populations indigènes d’Afrique du Sud utilisaient l’infusion de rooibos à des fins médicinales, il n’en existe guère de traces. Ce n’est qu’en 1968 qu’une Sud-Africaine, Annetjie Theron, aurait découvert les vertus du rooibos pour soulager les coliques de son bébé. En 1970, elle publiait un livre portant notamment sur les effets bénéfiques de l’infusion pour traiter les allergies cutanées : Allergies: An Amazing Discovery. Par la suite, elle brevetait un extrait de rooibos aujourd’hui utilisé pour la préparation de divers produits cosmétiques et de santé.

Bien qu’on n’ait mené, à ce jour, aucun essai clinique qui permette de confirmer l’efficacité de ces usages, plusieurs médecins sud-africains recommandent l’infusion de rooibos pour soulager les coliques des bébés. Aussi, l’usage populaire local veut que la boisson ait des vertus pour soulager les troubles digestifs ou du sommeil et, par voie externe, pour le traiter les allergies cutanées, l’eczéma et l’érythème fessier.

On a découvert que le processus de fermentation auquel on soumet le rooibos lui faisait perdre une partie de son activité antioxydante. Dès lors, on a commencé à produire, en plus des préparations fermentées traditionnelles, du rooibos séché non fermenté, appelé rooibos vert. L’infusion qu’on en tire n’a pas la couleur rougeâtre caractéristique du rooibos fermenté et son goût est moins sucré et fruité que ce dernier.

Recherches sur le rooibos
Le rooibos contient plusieurs substances antioxydantes, surtout des polyphénols tels que l’aspalathine (seule source naturelle connue), la nothofagine, la quercétine et la lutéoline. On estime que les antioxydants protègent les cellules de l’organisme contre les méfaits du stress oxydatif, lequel est notamment associé au cancer, aux maladies dégénératives, aux troubles cardiovasculaires et au vieillissement cérébral.

Bien qu’on ait observé que la plante et plusieurs de ses composants exercent une action antioxydante in vitro et sur des animaux, on n’a pas publié, à ce jour, d’essais cliniques permettant de confirmer que l’infusion de rooibos a de tels effets sur les humains. De plus, selon une analyse de 97 échantillons issus de 24 plantations, la teneur en aspalathine et en nothofagine du rooibos peut varier beaucoup.

Coliques, troubles digestifs et troubles du sommeil. À ce jour, on n’a mené aucun essai clinique qui permettrait de confirmer l’efficacité de l’infusion de rooibos pour traiter ces affections. On n’a pas non plus identifié dans la plante les substances qui pourraient posséder l’activité pharmacologique qu’on lui attribue dans ces cas.

Allergies cutanées, eczéma et érythème fessier. Théoriquement, la teneur du rooibos en substances antioxydantes pourrait justifier son emploi topique pour soulager ces affections cutanées, mais son efficacité à cet égard n’a fait l’objet que d’une étude préliminaire non concluante.

Effet antioxydant. L’activité antioxydante de l’infusion de rooibos équivaudrait à peu près à la moitié de celle du thé. Cependant, comme les composants du rooibos sont moins bien connus que ceux du thé, il est actuellement difficile de se prononcer sur leurs effets véritables. Par ailleurs, les partisans du rooibos font valoir que l’absence de caféine et de tannins dans la boisson sud-africaine permet d’en consommer plus que le thé.

Par ailleurs, des essais in vitro ont permis de constater que le rooibos non fermenté possédait un potentiel antioxydant supérieur à celui du rooibos traditionnel (fermenté).

Les résultats d’une étude clinique préliminaire ont été présentés en août 2008, dans le cadre de la World Tea Expo : la consommation de 6 tasses de rooibos par jour durant 6 semaines semble avoir réduit le taux de certains marqueurs de stress oxydatif dans le sang des sujets traités. Les résultats de cet essai n’ont cependant pas encore été publiés dans une revue scientifique. On ne peut donc présumer pour le moment de leur validité.

Cancer. De nombreux essais in vitro et sur des animaux indiquent que le rooibos ou ses composants peuvent prévenir les mutations de l’ADN ou les malformations cellulaires induites par des agents pathogènes, des produits chimiques ou par les rayons. Selon des essais in vitro, l’effet antimutagène de l’aspalathine et de la nothofagine est cependant moindre que celui des catéchines du thé vert.

Le rooibos a également prévenu le développement de tumeurs de la peau chez la souris et du cancer du foie chez le rat (inductions provoquées expérimentalement). Bien que la plante soit utilisée en Afrique pour combattre le cancer, aucune étude clinique sur des humains n’a encore été publiée.

Précautions

Contre-indications
Aucune connue.
Effets indésirables
Une étude in vitro démontre que les extraits aqueux du rooibos possèdent un potentiel pro-oxydant important19. On ne peut cependant pas conclure, sur cette base, que cet effet pourrait se manifester chez l’humain.

Interactions

Avec des plantes ou des suppléments

Aucune connue.

Avec des médicaments

Aucune connue.

Sur les tablettes

On trouve dans le commerce du rooibos fermenté ou vert, en vrac ou en sachets à infuser. Certains magasins offrent du rooibos biologique ou équitable.
Quelques fabricants commercialisent aussi la plante sous forme d’extraits ou de capsule contenant du rooibos vert ou fermenté en poudre.
En Afrique du Sud, un fabricant de produits alimentaires commercialise un yogourt contenant un extrait de rooibos.


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